J'ai photographié


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QUELQUES IMAGES


La plage de Grand Baie - Ile Maurice


Soirée Barbecue lors de mon retour en l'ESC en septembre
(de gauche à droite : Adeline, Laura, Estelle et moi)


Estelle et Adeline qui découvrent Collioure (fin septembre)
Un bon souvenir de fête de départ


Lundi 24 octobre 2005

Après mon arrivée quelque peu cahotique à Bratislava, mon buddy qui s'appelle Jaro, bien qu'avec une heure de retard comme je vous l'ai déjà expliqué, m'a ammené jusqu'à mon dortoir. 
A mon arrivée au dortoir étudiant, après 4 heure de sommeil, 10h de train, une heure d'attente, une demi-heure de flip, un petit trajet en bus et dix minutes de marche à pied, j'étais crévée et ai donc eu ma première vision de la Slovaquie d'un oeil curieux mais torve...

Première bonne surprise quand j'arrive au dortoir, ma colloc de chambre est Estelle, une des filles de mon école avec qui, heureusement, je me suis toujours bien entendue.
Deuxième très bonne surprise, la chambre que l'on nous a donné est super sympa : meubles neufs et pratiques, déco simple mais sympa, petit balcon, et chambre assez grande pour qu'on ne se marche pas dessus à deux.

Ravigorée de ces plaisants constats, après une bonne heure de papotage divers pour échanger nos aventures réciproques, Estelle et moi, dans un soudain accès de bonne humeur, oubliant notre fatigue commune (Estelle n'était arrivée que la veille), décidons de partir en exploration à pied jusqu'à l'université. Apparement elle n'est qu'à un quart d'heure de marche, il suffit juste de traverser le pont nous disons nous...
IL SUFFIT JUSTE DE TRAVERSER LE PONT et mon cul c'est du poulet !!!! (oups... s'cusez la vulgarité mais cela décrit exactement ce que nous avons ressenti sur le moment)
Le nouveau pont (ouvert en septembre 2005) qui relie l'université à l'autre rive du Danube près de laquelle est le dortoir est super joli avec ses grands arceaux bleus. Et comme elle est charmante sa grande passerelle pour piétons qui s'arrête en plein milieu du pont forçant les gens qui s'y sont aventurés à attérir dans un terrain vague ou ils sont condamnés à errer sans fin, cherchant un chemin pour rejoindre la faculté sans le trouver... Nous avons regardé partout, cherché à retraverser un autre pont situé à 500 m du terrain vague avant de faire demi-tour quelques peu oppressées par l'ambiance "beton, voix ferrées désertes, planches en bois craquantes" qui régnait, nous avons marché à droite, à gauche, tout droit. Nous avons même testé un petit chemin entre de petites maisons délabrés type bidonvilles de l'est.... et puis après 2 HEURES d'ERRANCE nous avons décidé de remonter sur le nouveau pont et de repartir dans l'autre sens...

Notre philosophie de cet après midi là a été : Si, si, j'te jure plus tard on en rigolera de cette randonnée buccolique dans ce terrain vague situé entre quelque part et nulle part...

Petite anecdote pour la fin : il y a quelques jours nous avons appris qu'il était possible d'aller à la faculté à pied de notre dortoir, il faut simplement prendre le pont qui nous a tellement peu inspiré confiance que nous avons fait demi-tour et suivre un chemin que nous n'avions pas voulu prendre parce qu'il était petit, sinueux et semble mener partout sauf à la faculté...
Je pense que je vais continuer à prendre le bus pour aller à l'université...

par La Slovaquie Trotteuse publié dans : Tranches de vie
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Mardi 11 octobre 2005

Cela fait maintenant presque un mois que je suis a Bratislava, il est donc temps que je conclue le chapitre sur mon séminaire en Pologne et que je commence à vous raconter mes péripéties bratislaviennes...

Mais avant de cloturer ce chapître je voulais juste faire un mea-culpa quand au contenu de mes articles sur la SCNF. Non pas que je regrette un seul des mots que j'ai marqué sur la SNCF mais j'ai trouvé pire : LA COMPAGNIE DE TRANSPORT POLONAISE nommée
PKP

La compagnie PKP fait mieux que les grèves bimensuelles, mieux que le non-sens commercial, la compagnie PKP fait dans le
JE VENDS DES TICKETS POUR DES TRAINS QUI N'EXISTENT PAS...
C'est à dire que lorsque l'on va pour acheter un ticket munis d'informations trouvées sur le site indiquant le train, le jour et l'heure de départ, on vous vend un ticket pour ce train alors qu'en fait IL N'Y A PAS DE TRAIN.

Je vous laisse imaginer ma tête, et celle des 4 slovaques voyageant avec moi, lorsque nous nous sommes rendus compte, en arrivant à la gare de départ à l'heure de départ initialllement prévue, de ce triste état de fait.
De plus nous avons également réalisé qu'en matière de sens de la relation clientèle et commerciale la PKP avait du avoir une formation par les employées de la SNCF : moi m'en foutre, moi c'est pas mon problème et si toi pas content c'est pareil !!! Et surtout, le plus important pour une relation client épanouie : ne jamais sourire ! (on sait jamais ca pourrait peut être nous mettre de crampes).
Les slovaques avec qui je voyagais (qui peuvent se faire comprendre des polonais car à l'oral les langues sont similaires) se sont arrachées les cheveux a essayer de lui faire comprendre qu'il nous fallait une solution de rechange car nous ne nous voulions pas rester moisir sur le quai de gare jusqu'a qu'un train faisant le trajet initiallement prévu daigne se pointer (soit le lendemain dans l'am je crois...)

Et un petit bonus spécial à la gare dans laquelle nous étions qui ferme l'accès de ces toilettes à 6h du soir : après 6h, t'as plus le droit d'avoir pipi. Résultat, prise d'un besoin pressant, je me suis retrouvée à me planquer derrière un arbre à 200m du quai en priant pour que les gens dont j'appercevais la silhouette au loin marchent suffisament doucement pour que j'ai le temps de finir avant qu'ils ne me voient vraiment...

Pendant que je résolvais mes problèmes de vessie, les slovaques arrivaient a résoudre notre problème de train en trouvant un tout autre trajet que celui initialement prévu :
- 2 changements au lieu d'un
- Un passage en république tchèque par train de nuit
- Un surcoût de 30 € (on a quand même du payer et oui... ils ont aussi du avoir la formation de la sncf en matière de la gestion de leurs propres conneries)
- Une arrivée à  Bratislava à la même heure mais dans une autre gare 

Je vous laisse imaginer notre fraicheur quand nous sommes arrivées à Bratislava, éreintés par une nuit ou nous avions seulement pu dormir 3 heures. Les slovaques ont pris un autre train ou sont rentrés chez eux et je me suis retrouvé à atteindre la personne censée venir me chercher. J'avais bien entendu pris le soin de signaler tous ces changements à la personne "censée" superviser tous les "buddy".
Et bien, sans doute trop occupé à danser dans la boîte de nuit ou il avait emmené ma colloc sur Bratislava qui est également une de mes copines de l'ESC, celui-ci n'a pas daigné transmettre mon message à mon buddy.
Résultat : il s'est retrouvé à poireauter à la mauvaise gare en me maudissant pendant que je poireautais à la bonne gare en le maudissant.
Heureusement j'avais son numéro de portable et j'ai pu le contacter (sur le coup je me suis d'ailleurs dit que j'aurais du le prévenir moi-même, on est jamais mieux servi que par soi-même....)

Je crois que je ne suis pas prête d'oublier mon trajet vers Bratislava et cette heure d'attente au lever du jour dans une gare glauque (comme beaucoup de gare) avec l'impression d'être paumée au milieu de nulle part, sans savoir ou aller, et sans vraiment savoir ou j'étais...

Mais bon je vous rassure je ne me suis pas laissée découragée par cette 1ere mauvaise impression et je me suis empressée de trouver des raisons pour la modifier :p faut pas déconner quand même, je vais pas me laisser emmerder par la PKP ou les Pas Kapables Polonais....


Equipe de départ de Lodz - Vous voyez le nom de la gare derrière et bien n'y allez JAMAIS!


L'emblème des trains polonais > L'escargot

par La Slovaquie Trotteuse publié dans : Tranches de vie
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Lundi 26 septembre 2005

Voici trois de mes plus belles perles lors du séminaire :

-          1ere perle : Mon accent anglais horrible faisant des siennes, un soir alors que je demandais à un espagnol s’il avait faim (Are you hungry ?) il a cru que je lui demandais s’il était en colère (Are you angry ?). Et ne comprenait pas vraiment pourquoi… En effet lorsque l’on ne prononce pas le « h » de hungry les deux mots sont très similaires et en français nous ne prononçons jamais ce son ce qui fait que j’ai vraiment du mal. Try again Emeline, Try again…

-          2ème perle : Le « Stop to speak Bratislavian » (arrête de parler Bratislavien) adressé à un des slovaques qui parlait à ses camarades en slovaque – et non en Bratislavien – durant une de nos discussions ce qui fait que je ne captais que dalle. Il faut dire, à ma décharge ou a ma charge selon de quel point de vue on se place, que j’étais quelque peu éméchée car nous étions à la dernière soirée du séminaire et que les verres d’un demi-litre de bière causent vite des ravages…

-          3ème perle : Lors de cette même soirée, mon arrivée titubante à la table des slovaques en criant « Nazdrove » (santé) à tue-tête et en étant morte de rire parce que je n’arrivais pas à parler un mot d’anglais alors que je discutais avec une des responsables du département international à Bratislava. Résultat, depuis que je suis arrivée à Bratislava, à chaque fois qu’elle me voit elle se marre. Il se trouve que c’est également ma future prof de « slovaque – anglais », elle m’a d’ailleurs fait remarquer que je connaissait déjà le mot pivo (en slovaque : bière). Oups…


Je ne vous raconte que les trois meilleures perles mais je vous assure qu’avec toutes celles que j’ai déjà faite j’ai déjà de quoi me faire un collier…

 

 

par La Slovaquie Trotteuse publié dans : Tranches de vie
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Dimanche 25 septembre 2005

Je vais maintenant vous parler du plus important dans un séminaire : LES PARTICIPANTS. Soit 8 nationalités dont une représentante française, et une seule, votre serviteuse. Le hasard faisant bien les choses, je vais vous présenter ces différentes équipes à la façon de blanche neige (moi-même) et les 7 nains.

Simplet : La seule représentante de la république Tchèque qui, ma grande chance frappant encore, a aussi été ma colocataire de chambre. Pour résumer l’état d’esprit de cette « charmante » personne, disons qu’heureusement qu’elle était seule car si tous les autres tchèques avaient été comme elle on était pas dans la merde. Pas méchante la fille, mais boulet ! Elle ne savait pas parler, elle criait, se prenait pour la mère des gens et leur donnait des ordres. Passait son temps a parler à tort et à travers pendant les lectures pour sortir souvent des conneries plus grosses qu’elles (et c’était pas une fine silhouette…) et pour finir, plus personnellement, m’as fait le coup de me virer de la salle de bain pour prendre sa douche alors qu’elle avait la matinée de libre, ce qui n’était pas mon cas, ou de frapper pendant 10 plombes a la porte pendant que je me lavais parce que madame avait la vessie pleine, plutôt que de bouger son gros c.. pour chercher des chiottes de libre. Ma meilleure amie quoi !

Prof : Les 3 allemands pourraient être les profs de ce séminaire. Non pas qu’ils portaient tous des lunettes (une des deux filles en portait ceci dit), ou qu’ils avaient la science infuse mais il est vrai que j’ai mieux compris pourquoi le stéréotype allemand est qu’ils sont rigoureux. Ils savaient s’amuser et il était agréable de parler avec eux mais ils avaient un sérieux bien germain qui coulait dans leur veine. On rigole quand il faut rigoler et on travaille quand il faut travailler, non mais !!!

Timide : Ceux dont on peut dire qu’ils étaient les plus timides, sont les 4 russes. Tant les 3 garçons que la fille avaient une grande fierté et une grande réserve mais ils ont été mes grands chouchous de ce séminaire (même si j’ai apprécié beaucoup d’autres personnes) car c’étaient vraiment des gens gentils, serviables, aimables. Et une fois les premières réserves franchies j’ai passé de très bons moments avec eux.

Dormeur : Toujours en train de rigoler, de chanter et aimant faire la fête, les 4 catalans ont également été les dormeurs du séminaire. Il faut dire qu’ils avaient vraiment du mal a s’acclimater au décalage de deux heures entre les us et coutumes catalanes et les horaires polonais : lever à 7 heures, petit déjeuner à 8 heures, déjeuner à midi, souper à 7h, coucher à 10h / 11h. Cela faisait donc que tout en ayant l’impression de tout anticiper ils étaient toujours en retard… C’est dur la vie quand on est obligé de manger à l’heure ou on dort et de dormir à l’heure ou l’on mange…

Grincheux : On m’a toujours dit que l’on pouvait facilement être victime d’une première mauvaise impression, et il est vrai que même si par la suite elles ne m’ont pas semblé désagréables, les 3 hongroises ont toujours été pour moi les grincheuses (ou les pimbêches en terme plus actuel) du séminaire. Il faut dire que ce sont les 1eres personnes que j’ai croisé avant le début du séminaire et leur discours a été plein de j’aime pas : j’aime pas la résidence (c vrai qu’elle était pas belle mais bon vu le prix qu’on payait il ne fallait pas s’attendre à être au Ritz non plus), j’aime pas la ville, j’aime pas ci, j’aime pas ça. J’étais déjà à moitié déprimée car tout le monde était arrivé et parlait dans sa langue respective et que je me sentais donc bien seule, et bien elles m’ont achevé…

Joyeux : Sans conteste les 8 slovaques ont été les joyeux de ce séminaire. Peut être que la force du nombre leur filait tout le temps la pêche et leur permettait de multiplier les délires. Bon d’accord ils déliraient plus souvent entre eux qu’avec les autres mais il n’empêche que cela semblait drôle pour tout le monde. Et puis ils étaient quand même très ouverts aux autres. J’ai passé pas mal de mes repas avec eux et c’était assez plaisant. Une mention spéciale à Carol qui aurait pu combiner le titre de joyeux et de dormeur car durant toutes les leçons il luttait vaillamment contre le sommeil, et c’était assez drôle de le voir se battre contre lui-même…

Atchoum : Les polonais ne passaient pas leur temps à éternuer mais l’un des sept nains est atchoum et les autres nationalités collaient mieux aux autres nains… Et puis les polonais formaient le plus hétéroclite des groupes. Parmi eux certains étaient toujours là et toujours prêts à passer du temps avec nous, d’autres ne venaient qu’aux cours, et encore quand ils venaient. Peut-être qu’ils étaient parfois malades ??? Atchoum…

Quand à moi-même, Blanche Neige, je n’ai pas le temps de vous raconter maintenant car je dois aller bouffer une pomme...

par La Slovaquie Trotteuse publié dans : Tranches de vie
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Samedi 24 septembre 2005

Et voici la fin du commentaire sur les photos... et à bientôt pour la suite

L’usine de fabrication de TV de Thompson : Dernière visite au programme et sans doute parce qu’il fallait caser une visite, et une visite pédagogique je vous prie, l’usine Thompson située a une heure de Lodz et fabricant exclusivement des TV. Ma foi, me suis-je dis quand j’ai vu l’intitulé de la visite, pourquoi pas ??? Et c’était vraiment une visite pourquoi pas : une petite conférence sur Thompson en Pologne, une visite des entrepôts et de la chaîne de fabrication explications a l’appui, une belle vue du travail à la chaîne version polonaise (a mon avis aussi chiant que le travail à la chaîne dans tous les autres pays), un repas à la cantine de l’usine moins déguelasse que les repas à la cantine de Lodz et départ. Conclusion de la visite : Pourquoi pas ? Ca a fait passer une partie de la journée…

par La Slovaquie Trotteuse publié dans : Tranches de vie
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