Le séminaire a été également l’occasion pour moi de faire mes premiers pas en anglais toute seule comme une grande. Et ouiiii…
Tout d’abord je dois reconnaître que cela ne fut pas aussi dur que ce que je le redoutais. Non pas que je sois devenu bilingue en une nuit (quoique cela m’arrangerai) mais je pense avoir, la plupart du temps, réussi a comprendre et à me faire comprendre. C’est sur que je ne peux pas encore avoir de discours philosophique sur l’existentialisme existentiel – je ne sais d’ailleurs même pas comment on dit existentialisme existentiel en Anglais – mais je peux au moins exprimer mes envies de bases : aller au toilette, manger, dormir,… Par contre j’avais facilement tendance à buter dès que l’on me posait une question nécessitant de former des phrases plus longues que sujet, verbe, complément.
Bref mes premiers pas en Anglais, toute seule comme une grande, ont été un peu comme les premiers pas d’un bébé, je me suis souvent cassé la gueule, j’ai parfois trébuché, et j’ai encore tendance a parler a quatre pattes – au sens métaphorique du terme bien sûr, ne vous imaginez pas que je me mets a quatre pattes pour parler Anglais – mais de temps en temps sur quelques mètres je fais quelques jolis pas… avant de retomber les 4 fers en l’air dans mes lacunes vocabularistiques.
Espérons qu’avec le temps je pourrais arriver à sprinter…
Mercredi 21 septembre 2005
Comme vous avez certainement pu le constater je n’ai pas trop pu vous donner des nouvelles depuis mon départ pour le séminaire à Lodz. Et ce pour une simple raison : il m’était impossible de me connecter à mon Blog pour des raisons techniques. Enfin tout ceci est résolu maintenant donc je vais m'employer a rattraper mon retard.
Même si ce que j’ai retenu de ce séminaire sont vraiment les rencontres humaines (j’ai d’ailleurs gardé le contact avec quelques unes des personnes présentes et espère que cela va perdurer) et les bons moments de fête, je n’ai malheureusement pas pu passer mon temps a discuter et rigoler avec les gens. J’ai en effet du respecter le but officiel de tout séminaire : assister a des conférences (nous appelions cela lectures).
Si certaines des lectures étaient très interactives, vivantes et avaient donc pour mérite de nous maintenir éveillées d’autres avaient le don de nous bercer tel le roulis d’un train et de me faire regretter de ne pas avoir pris un oreiller avec moi. Je tiens d’ailleurs a dire que cela tenait plus souvent du professeur que du sujet…. Certaines personnes ont le don de rendre les choses aussi captivantes que la vie des mouches asexuées de Patagonie orientale.
Cette année le thème était « L’Europe, un an après l’élargissement de l’union européenne ». Autant dire que j’ai mangé de l’Europe à toute les sauces : l’histoire de l’Europe, Les taxes et subventions européennes, l’économie dans l’Europe, et blablabla l’Europe et blablabla l’Europe sans oublier blablabla l’Europe. D’ailleurs le sujet que nous avons du traiter en groupe de 5 pour valider le séminaire - je vous laisse imaginer comme cela a été pratique de bosser en groupe en Anglais avec des niveaux souvent très inégaux…- était : Vous avez telle entreprise et vous devez choisir 3 pays européens pour une future implantation. Quelle surprise !!! Au bout d’une semaine on connaissait tous par cœur toute l’histoire de l’élargissement de l’union européenne, dates à l’appui. Mais je vous rassure, je l’ai déjà à nouveau en grande partie oubliée aujourd’hui… J’ai pas la mémoire des dates moi, que voulez-vous que j’y fasse. !
Pour conclure ce petit résumé de la partie travail de mon séminaire je tiens à vous dire quel était le sujet de la seule et dernière table ronde que nous avons fait : Quels sont les changements dans vos vies un an après l’union européenne ?
Je peux vous assurer que j’étais en relative manque d’inspiration ce matin-là, c’était le dernier jour, on avait bien arrosé la fin du séminaire la veille, autant dire que mon cerveau n’aspirait qu’à se noyer dans de l’aspirine et à dormir. J’ai trouvé deux ou trois petites phrasounettes à balbuter en Anglais mais je me rends compte maintenant que j’ai oublié ce que l’élargissement de l’union européenne à changé récemment dans ma vie : sans lui je n’aurais jamais eu ce thème lors du séminaire !!!
Fallait y penser quand même…
par La Slovaquie Trotteuse
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Ca y est me voila enfin a lodz prete a demarrer le seminaire lundi matin apres un voyage assez long et fatiguant mais bien moins penible et complique que ce que je redoutais.
Je suis partie de perpignan jeudi soir vers 21h30 en train de nuit pour Paris et j'ai donc pu beneficier de toute l'attention que la sncf prodigue a ses clients de 2eme classe : 6 par compartiment, peu de ventilation, ronflements du mec de la couchette d'en face (je sais ca ce n'est pas de la faute de la scnf).
En grande veinarde j'ai egalement eu droit au super bonus 'colonie de vacances'. C'est a dire une vingtaine de jeunes survoltes rentrant au bercail apres deux semaines de colonies en espagne. Je vous laisse imaginer le calme regnant dans le wagon...
Vendredi, 7h30 du matin, arrivee dans paris et grande decouverte (je plaisante bien entendu) : quand on trimballe une valise a roulette de 20kg (c le poids qu'elle faisait a l'aeroport), un sac de randonnee de 7 kg, et un petit sac a dos de 3-4 kg environ ce n'est vraiment pas pratique de descendre les marches menant au RER C. Mais en bonne femme sandwich j'ai souffert en silence pour enfin trouver le bon quai et prendre le bon RER dans le bon sens....
Me voila donc, le dos en miette, l'estomac dans les talons devant le palais des congres de Paris apres que le responsable de la station de bus situee a dix metres du palais des congres m'ait informe qu'il n'y avait aucun bus pour Paris Beauvais (aeroport) avant 9h40. Je bois un chocolat chaud, commence ma liste de coup de fils pre-depart aupres de ma famille et de mes amis et attend patiemment 9h40. Sauf que je l'on me dit que je ne peux pas monter dans le bus car il est ''reserve'' aux passagers a destination de Dublin (je savais que j'aurais du mentir quand on m'a demande quel vol je prenais...) puis a 11h apres une heure d'attente en plein vent sur le parking, je me fais egalement refouler du bus ''reserve'' aux passager a destination de stockolm... finalement comme il restait des places j'arrive a avoir une place dans le bus ''reserve'' aux voyageurs a destination de ''me rapelle plus, oups...'' .
C'est a ce moment la que ma deveine tourne et que je me mets a discuter avec une polonaise venue faire des etudes en france et rentrant pour quelques jours chez elle. La fille est tres sympa, elle parle francais, elle connait Perpignan et Lodz, le temps d'attente a l'aeroport passe donc tres vite. Puis je ne meurs pas lors du vol d'avion alors que tous les ingredients favorables a un crah tragiques etaient presents : un convoi de francais a destination de Varsovie pour une union franco-slovaque... beaucoup de jeunes..
Arrivee a Varsovie ma compagne de voyage m'aide a trouver l'arret de bus et comme je n'avais pas le temps de retirer des sous si je voulais prendre le prochain bus pour Lodz, son pere, un tres gentil monsieur, me fourre de l'argent dans la main pendant que je les remercie pour leur aide au moins 10 fois. J'arrive donc avec deux heures d'avance a Lodz, arrive a reperer les deux etudiantes qui etaient venus acceuillir l'autre personne arrivant le meme jour que mois. Elles sont ravis a l'idee de ne pas avoir a revenir a la gare me chercher plus tard. Je suis ravie de pouvoir poser mes affaires et discuter avec elles et Daniella (l'autre participante au seminaire arrivant le meme jour qui est allemande). Je suis aux anges quand l'on va manger et c'est l'extase quand je peux prendre ma douche (et sans herbalescence pourtant :p) avant de me coucher.
On peut donc dire qu'hormis quelques desagreements mineurs, j'ai plutot bien reussi mon voyage : des rencontres sympqthiques, une aide innopinee et bienheureuse, je ne me suis pas perdue et il n'y a quasiment pas eu de turbulences lors du vol en Avion. Cool quoi...
Excusez le manque d'accentuation mais j'ecris d'un cyber cafe a lodz et il n'y a pas les accents sur le clavier, Il n'est meme pas en azerty pour vous dire...
par La Slovaquie Trotteuse
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Pressée par le sentiment quasi-"paniqual" qui m'étreint quand je me visualise en train d'essayer de bafouiller pathétiquement quelques mots d'anglais - vision qui se rapproche de plus en plus au fur et à mesure que j'avance à grand pas vers le début du séminaire en Pologne - j'ai décidé depuis début juillet de lutter vaillament contre mon Evil-Anglais en revoyant les bases.
Pour cela, sur les conseils d'une amie de l'école, j'ai acheté la méthode assimil (1er niveau je vous prie, c'est à dire débutant ou faux débutant, il ne faut pas voir trop grand dès le départ). Et je peux vous assurer que je ne regrette pas cet investissement !!! Je ne dis pas que je suis soudainement devenue bilingue en une nuit (quoique ce serait génial vous ne trouvez pas ?) mais le fait de revoir progressivement l'anglais en commencant pas le basique "How are you" et en alliant apprentissage écrit et ORAL (ce qui je trouve manque grandement à notre enseignement français) m'a permis de comprendre des choses, pourtant élémentaires, que je n'avais jamais vraiment saisies ... pris le temps de me remémorer... bon ! d'apprendre vraiment quand j'étais plus jeune, d'accord !!! Mais l'essentiel est dans lactel comme on dit... Non ?
Je ne dis pas que l'Anglais et moi sommes devenus super potes et que l'on danse le tango ensemble mais le fait de faire cette méthode me permet d'une part (très important pour arriver à communiquer avec les gens) d'AMELIORER MA PRONONCIATION (et mon accent), et d'autre part d'AMELIORER MA COMPREHENSION ORALE comme écrite. Je consacre entre 5 minutes et une heure par jour à faire des leçons (il faut 15 minutes pour une leçon environ). Comme j'ai commencé mon boulot d'été et que je bosse huit heures par jour en semaine, du lundi au vendredi j'ai plutôt tendance à y consacrer 5 à 10 minutes maximum et généralement je me rattrape le dimanche et le lundi (ce sont mes jours de repos). Je m'efforce juste de suivre le conseil qu'ils donnent au début de la méthode, quand je n'en ai pas l'envie (et après 8 heures de boulot c'est fréquent) ou le temps, je m'efforce au moins de relire une leçon, écouter un dialogue. Et quand je regarde des films : c'est en VO sous titrée. Histoire de "keep in touch" avec l'Anglais.
Alors pour tous les Anglallergènes qui, comme moi, ont tendance a ne pas trouver cela "cool" d'avoir l'impression d'être des attardés mentaux quand ils bafouillent pathétiquement trois mots en anglais que leur interlocuteur ne comprend même pas (je crois que c'est ca le pire !!). Essayez cette méthode...
P.S : Merci du tuyau Caro :)
Et voilà... ça y est... Pfou deux ans sont si vites passés, je suis aujourd'hui pour la dernière fois (si tout se passe bien pour moi en Slovaquie) dans les locaux de l'école en tant qu'étudiante.
C'est étrange, on arrive dans un lieu, une ville, on y rencontre des gens, on s'y plait souvent bien et parfois moins et puis le jour ou l'on commence à avoir ses marques, ou l'on commence à bien connaître les gens il faut les laisser derrière soi pour revivre une nouvelle aventure ailleurs.
C'est ça la vie d'un individu nomade !
Ce qui est étrange dans les derniers moments que l'on passe quelque part avec les gens qu'on y a rencontré, c'est que l'on a beau savoir que ce sont les derniers, on a beau y penser depuis quelques semaines déjà, on a beau avoir déjà des tas de choses de prévues avec les potes de notre ville d'origine... on ne réalise pas vraiment que l'on va partir.
Je sais que c'est peut-être la dernière fois que l'on voit les gens (pour certain c'est même sur)... mais en même temps je ne le réalise pas vraiment...
Bilan à chaud de ces deux ans :
- Des rencontres humaines sympathiques tant à l'école qu'en dehors de l'école
- La découverte du théâtre d'improvisation (de bons moments de détente et d'amusement)
- Mon lancement dans l'écriture de mon 1er roman (des nouvelles prochainement)
- La confirmation que mes domaines de prédilection sont bien le marketing et la vente
Ce qu'il va m'en rester (enfin je pense) :
- D'excellents souvenirs dans l'ensemble
- Une ou deux personnes avec qui l'amitié devrait perdurer dans le temps
- Des anecdotes relativement croustillantes sur la vie ESCienne
- Un diplôme qui me permettra de trouver un boulot dans le commerce (il vaut mieux)
Bon trêve de nostalgie, je m'en retourne à la préparation de mes cartons (je déménage demain).
A la semaine prochaine...
Goodbye Chambéry
par La Slovaquie Trotteuse
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