Un des 1ers constats que j'ai pu faire, et ce dès les premiers jours, c'est que les slovaques et les français n'ont pas du tout la même notion de la politesse.
Voici quelques exemples de divergences culturelles :
- Quand tu bouscule quelqu'un par inadvertance dans la rue
En France tu t'excuse gentillement et longuement, ou tu marmonne quelque chose qui ressemble à un p'rdon, s'vplait, p'rdon... tout en continuant ton chemin
A Bratislava tu bouscoule quelqu'un et tu dis rien ou.... tu dis rien ! Tu es bien trop occupé à te rendre là ou tu te rend, si les gens se retrouvent sur ton passage, c'est leur problème pas le tien. Limite ils devraient s'excuser de te forcer à les bousculer...
- Quand tu bouscule quelqu'un en montant dans un bus
En France tu dis pardon, s'cusez moi, pardon ou bien tu marmonne quelque chose qui y ressemble ou alors, tu considères que c'est toi qui a été bousculé et tu jettes un regard méchant à l'impoli individu. S'il ne s'excuse pas tu marmonne plus ou moins fort (selon le degré de courage) "il pourrait s'cuser quand même".
A Bratislava tu dis rien ou... tu dis rien. En fait tu t'es même pas rendu compte que tu bousculais quelqu'un car tu es trop occupé en vouloir monter dans ce p... de bus bondé avant que celui de derrière, qui tente de te pousser pour te passer devant, ne prenne ta place et que tu te retrouve à voir le bus partir.... sans toi. Pour cela tu bouscule toi-même tous les gens qui osent te bloquer le passage. Bref, on sait plus trop qui bouscoule qui. Et puis on va pas perdre de temps en politesses non plus...
- Quand tu es une caissière dans un supermarché
En France tu souris et tu dis : bonjour, merci, au revoir (strict minimum syndical). On te fais bien comprendre que le client il s'en fout que tu ais des problèmes parce que ton mari t'as laissé avec 3 gosses, des dettes, et que ton salaire de misère sert tout juste à renflouer ton découvert. Le client il veut du sourire.... même si te regarde même pas la gueule et il veut qu'on le salue avec respect... même s'il est trop occupé au téléphone pour t'écouter.
A Bratislava tu fais la gueule et surtout tu ne dis ni bonjour, ni au revoir, ni merci. Tu fais bien comprendre à ce con de client qui t'empêche de finir ta conversation avec ta collègue -une conversation palpitante sur le fait que ton mari s'est barré, te laissant seule avec tes 3 enfants et les dettes...- qu'il tombe mal. Et pour être sûr qu'il comprenne que tu ne peux pas le brairer -ce con de client- tu jettes dédaigneusement sur le tapis les sacs plastiques qu'il te demande et tu ne lui parles que pour lui annoncer le montant qu'il doit payer pour enrichir ton enfoiré de patron qui ne te fileras même pas une putain d'augmentation pour t'aider à combler ton découvert bancaire.
Conclusion : les français sont trop polis pour être honnêtes et les slovaques sont trop honnêtes pour être polis... Il faudrait faire un mix des deux et on pourrait peut être arriver à une politesse honnète ou une honneteté polie... Faut voir
P.S: Comme je me dois de me vivre à la Slovaque, je vous rassure, je me suis mise à l'art du pushing avec férocité et maintenant quand je vais en bus dans un supermarché je monte dans le bus en donnant un ou deux coups de coudes au passage, je ne regarde pas la gueule de la caissière et ni lui dit ni bonjour, ni merci, ni au revoir... Et si en sortant de la caisse sans regarder devant moi, je bouscoule quelqu'un et bien.... je ne m'excuse pas bien entendu... :p
La 1ère fois que nous avons été à l'university of "Economics of Bratislava", de son petit nom, ou j'étudie cette année, mon buddy nous a dit avec fierté en nous montrant deux bâtiments pour moi identiques : Voici le new building, voici le old building.
A vous de trouver les différences (moi je cherche encore....)
New Building
Old Building
Pour info, les petites inscriptions que vous voyez sur le sol sont apparement des souvenirs de fin d'études que taguent les étudiants lorsqu'ils sont diplomés : leur nom, leur année de diplôme...
Après mon arrivée quelque peu cahotique à Bratislava, mon buddy qui s'appelle Jaro, bien qu'avec une heure de retard comme je vous l'ai déjà expliqué, m'a ammené jusqu'à mon dortoir.
A mon arrivée au dortoir étudiant, après 4 heure de sommeil, 10h de train, une heure d'attente, une demi-heure de flip, un petit trajet en bus et dix minutes de marche à pied, j'étais crévée et ai donc eu ma première vision de la Slovaquie d'un oeil curieux mais torve...
Première bonne surprise quand j'arrive au dortoir, ma colloc de chambre est Estelle, une des filles de mon école avec qui, heureusement, je me suis toujours bien entendue.
Deuxième très bonne surprise, la chambre que l'on nous a donné est super sympa : meubles neufs et pratiques, déco simple mais sympa, petit balcon, et chambre assez grande pour qu'on ne se marche pas dessus à deux.
Ravigorée de ces plaisants constats, après une bonne heure de papotage divers pour échanger nos aventures réciproques, Estelle et moi, dans un soudain accès de bonne humeur, oubliant notre fatigue commune (Estelle n'était arrivée que la veille), décidons de partir en exploration à pied jusqu'à l'université. Apparement elle n'est qu'à un quart d'heure de marche, il suffit juste de traverser le pont nous disons nous...
IL SUFFIT JUSTE DE TRAVERSER LE PONT et mon cul c'est du poulet !!!! (oups... s'cusez la vulgarité mais cela décrit exactement ce que nous avons ressenti sur le moment)
Le nouveau pont (ouvert en septembre 2005) qui relie l'université à l'autre rive du Danube près de laquelle est le dortoir est super joli avec ses grands arceaux bleus. Et comme elle est charmante sa grande passerelle pour piétons qui s'arrête en plein milieu du pont forçant les gens qui s'y sont aventurés à attérir dans un terrain vague ou ils sont condamnés à errer sans fin, cherchant un chemin pour rejoindre la faculté sans le trouver... Nous avons regardé partout, cherché à retraverser un autre pont situé à 500 m du terrain vague avant de faire demi-tour quelques peu oppressées par l'ambiance "beton, voix ferrées désertes, planches en bois craquantes" qui régnait, nous avons marché à droite, à gauche, tout droit. Nous avons même testé un petit chemin entre de petites maisons délabrés type bidonvilles de l'est.... et puis après 2 HEURES d'ERRANCE nous avons décidé de remonter sur le nouveau pont et de repartir dans l'autre sens...
Notre philosophie de cet après midi là a été : Si, si, j'te jure plus tard on en rigolera de cette randonnée buccolique dans ce terrain vague situé entre quelque part et nulle part...
Petite anecdote pour la fin : il y a quelques jours nous avons appris qu'il était possible d'aller à la faculté à pied de notre dortoir, il faut simplement prendre le pont qui nous a tellement peu inspiré confiance que nous avons fait demi-tour et suivre un chemin que nous n'avions pas voulu prendre parce qu'il était petit, sinueux et semble mener partout sauf à la faculté...
Je pense que je vais continuer à prendre le bus pour aller à l'université...

par La Slovaquie Trotteuse
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Cela fait maintenant presque un mois que je suis a Bratislava, il est donc temps que je conclue le chapitre sur mon séminaire en Pologne et que je commence à vous raconter mes péripéties bratislaviennes...
Mais avant de cloturer ce chapître je voulais juste faire un mea-culpa quand au contenu de mes articles sur la SCNF. Non pas que je regrette un seul des mots que j'ai marqué sur la SNCF mais j'ai trouvé pire : LA COMPAGNIE DE TRANSPORT POLONAISE nommée PKP
La compagnie PKP fait mieux que les grèves bimensuelles, mieux que le non-sens commercial, la compagnie PKP fait dans le JE VENDS DES TICKETS POUR DES TRAINS QUI N'EXISTENT PAS...
C'est à dire que lorsque l'on va pour acheter un ticket munis d'informations trouvées sur le site indiquant le train, le jour et l'heure de départ, on vous vend un ticket pour ce train alors qu'en fait IL N'Y A PAS DE TRAIN.
Je vous laisse imaginer ma tête, et celle des 4 slovaques voyageant avec moi, lorsque nous nous sommes rendus compte, en arrivant à la gare de départ à l'heure de départ initialllement prévue, de ce triste état de fait.
De plus nous avons également réalisé qu'en matière de sens de la relation clientèle et commerciale la PKP avait du avoir une formation par les employées de la SNCF : moi m'en foutre, moi c'est pas mon problème et si toi pas content c'est pareil !!! Et surtout, le plus important pour une relation client épanouie : ne jamais sourire ! (on sait jamais ca pourrait peut être nous mettre de crampes).
Les slovaques avec qui je voyagais (qui peuvent se faire comprendre des polonais car à l'oral les langues sont similaires) se sont arrachées les cheveux a essayer de lui faire comprendre qu'il nous fallait une solution de rechange car nous ne nous voulions pas rester moisir sur le quai de gare jusqu'a qu'un train faisant le trajet initiallement prévu daigne se pointer (soit le lendemain dans l'am je crois...)
Et un petit bonus spécial à la gare dans laquelle nous étions qui ferme l'accès de ces toilettes à 6h du soir : après 6h, t'as plus le droit d'avoir pipi. Résultat, prise d'un besoin pressant, je me suis retrouvée à me planquer derrière un arbre à 200m du quai en priant pour que les gens dont j'appercevais la silhouette au loin marchent suffisament doucement pour que j'ai le temps de finir avant qu'ils ne me voient vraiment...
Pendant que je résolvais mes problèmes de vessie, les slovaques arrivaient a résoudre notre problème de train en trouvant un tout autre trajet que celui initialement prévu :
- 2 changements au lieu d'un
- Un passage en république tchèque par train de nuit
- Un surcoût de 30 € (on a quand même du payer et oui... ils ont aussi du avoir la formation de la sncf en matière de la gestion de leurs propres conneries)
- Une arrivée à Bratislava à la même heure mais dans une autre gare
Je vous laisse imaginer notre fraicheur quand nous sommes arrivées à Bratislava, éreintés par une nuit ou nous avions seulement pu dormir 3 heures. Les slovaques ont pris un autre train ou sont rentrés chez eux et je me suis retrouvé à atteindre la personne censée venir me chercher. J'avais bien entendu pris le soin de signaler tous ces changements à la personne "censée" superviser tous les "buddy".
Et bien, sans doute trop occupé à danser dans la boîte de nuit ou il avait emmené ma colloc sur Bratislava qui est également une de mes copines de l'ESC, celui-ci n'a pas daigné transmettre mon message à mon buddy.
Résultat : il s'est retrouvé à poireauter à la mauvaise gare en me maudissant pendant que je poireautais à la bonne gare en le maudissant.
Heureusement j'avais son numéro de portable et j'ai pu le contacter (sur le coup je me suis d'ailleurs dit que j'aurais du le prévenir moi-même, on est jamais mieux servi que par soi-même....)
Je crois que je ne suis pas prête d'oublier mon trajet vers Bratislava et cette heure d'attente au lever du jour dans une gare glauque (comme beaucoup de gare) avec l'impression d'être paumée au milieu de nulle part, sans savoir ou aller, et sans vraiment savoir ou j'étais...
Mais bon je vous rassure je ne me suis pas laissée découragée par cette 1ere mauvaise impression et je me suis empressée de trouver des raisons pour la modifier :p faut pas déconner quand même, je vais pas me laisser emmerder par la PKP ou les Pas Kapables Polonais....

Equipe de départ de Lodz - Vous voyez le nom de la gare derrière et bien n'y allez JAMAIS!

L'emblème des trains polonais > L'escargot
par La Slovaquie Trotteuse
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La france a la réputation d'être un pays de fort raffinement culinaire et ou il faut bon y boire et manger. Et bien je confirme ce fait, car la cuisine polonaise et très loin d'égaler la cuisine française. Le sens du mariage des saveurs, l'art de l'allèchement des papilles par la vue et l'odeur, et parfois même le goût, est plutôt, comment dire...., radicalement différent du notre.
Autant dire que j'ai parfois eu de très grosses surprises...
Tout d'abord les polonais n'ont pas du tout la même manière de manger qu'en françe. Je vous rassure ils ne mangent pas avec les doigts ou en lapant l'assiette mais il n'ont pas la même vision de ce que doit comporter un déjeuner, un petit déjeuner, ou un diner...
Petit-déjeuner polonais typique : du salé (type saucisses gorgées d'eau, paté, oeufs durs, salami,...) parfois agrémenté de quelques radis et tomates et plus rarement d'une marmelade a la fraise. Pour boire : thé chaud et... thé chaud
Déjeuner polonais typique : de la soupe (tous les jours sans exeption) suivi d'un plat de viande (généralement panée) et de légumes. Pas de déssert et en guise de boisson pour le repas : un verre d'eau avec sirop de grenadine. Pour les végétariens, il est possible de manger de "délicieuses" crêpes garnies au fromage laiteux et arrosées (ou plutôt noyées) de crème fraiche... Mmmmmmhhh
Diner polonais typique : De la soupe (agaiiiin !!!) et... et bien c'est tout. Mais bon le soir on allait manger au resto donc généralement pour nous c'était khebab, salades et pizzas... arrosées de bière :p
Voici quelques unes des différences culinaires qui m'ont vraiment frappées (ouch...) :
- Lors des repas il est impossible de trouver sur la table une carafe avec de l'eau et de s'en servir à volonté (même dans les restaurants)
- Le fait que pour eux le summum de la sauce c'est le ketchup ou la mayonnaise. Adieu Béarnaises, adieu sauce aux champignons,... enfin c'est du moins ce que j'ai pu constater dans les resto ou à la cantine. Les polonais mangent aussi de la sauce à toutes les sauces, quand nous commandions une pizza elle nous été servie avec son bol de sauce (un genre de mélange entre mayo et ketchup)
- Le visuel de certains plats que je vais juste vous laisser découvrir histoire que vous vous fassiez votre opinion...

Voila un petit déjeuner type : Paté pour chien, concombres, fromage (imitation feta mais pas feta) et beurre.

Voici un autre déjeuner type : Radis, fromage peu ragoutant et pas très bon et beurre, miaamm again...

Et le must du must, le fin du fin, la soupe violette..... quel sens de l'esthétisme culinaire !
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